Yaafa, le nouveau fast food qui cuisine le falafel à toutes les sauces


Yaafa, le nouveau fast food qui cuisine le falafel à toutes les sauces

Les fondateurs, trois jeunes Lyonnais, font partie des 6 finalistes au Grand prix des jeunes créateurs du commerce.

Yaafa, comme You Are A Falafel Addict, c’est certes une histoire de falafels mais aussi et surtout une histoire d’amitié. Samuel Moos, Maximilien Risch et Julien Vermeille, les trois fondateurs de cette jeune enseigne de restauration rapide et résolument méditerranéenne, tous bientôt trentenaires, se connaissent depuis l’adolescence.

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Les trois fondateurs de Yaafa ont ouvert un premier restaurant à Lyon début 2013. © Mathias de Garidel

Concocter des recettes à base de boulettes de falafel – un ingrédient moyen-oriental composé de fèves, pois chiches et épices en tout genre – toutes déclinables sous forme de salade et sandwich, c’est Samuel Moos, ancien commercial, qui en a eu l’idée il y a près de deux ans. « Ma grand-mère était elle-même restauratrice », confie le jeune homme qui a eu envie de monter son entreprise après avoir œuvré quelques temps dans la société familiale, spécialisée dans le négoce de métaux.

Et s’il a choisi le falafel, c’est parce qu’il connaissait cette spécialité depuis très longtemps sans « lui avoir jamais accordé une grande importance, reconnaît-il. C’est en voyageant que je me suis rendue compte qu’elle était très populaire en Occident, notamment à New York et à Amsterdam. A mon retour en France, lorsque j’ai voulu en manger, j’ai trouvé peu d’endroits qui en offraient. »

De son côté, après un début de carrière dans un fonds d’investissement, le financier Julien Vermeille a eu l’occasion de côtoyer beaucoup de dirigeants de PME dans l’exercice de ses précédentes fonctions au sein du groupe BPCE puis de la banque d’affaires Lincolhn International, ce qui a fait naître chez lui la volonté d’entreprendre.

Maximilien Risch – celui que les deux associés surnomment affectueusement leur « caution restaurateur », parce qu’il est lui-même issu d’une famille de restaurateurs et qu’il a, en plus, obtenu un BTS tourisme – assure quant à lui la direction du restaurant qu’ils ont ouvert début 2013 à Lyon, rue d’Algérie. Un emplacement qu’ils ont choisi parce qu’il leur permettait de se frotter à toutes les catégories socioprofessionnelles : « cadres, employés de PME et des boutiques alentours », explique Samuel Moos.

« On veut faire du falafel un produit épuré de toute apparence ethnique »

Reste que leur clientèle est à 70% féminine, ce que le jeune homme considère comme une preuve que leur « food » s’avère plus « good » que fast » : « Le décor, sobre et rassurant, attire automatiquement les femmes qui ont besoin de manger rapidement tout en sachant où elles mettent les pieds. »

Leur ambition ? Devenir au falafel ce que Sushi Shop est aux sushis. « On veut faire du falafel un produit épuré de toute apparence ethnique qui ne soit ni juif, ni musulman et lui apporter une touche d’originalité à la Française », précise Julien Vermeille. Avec 150 sandwiches préparés par jour en moyenne et un chiffre d’affaires issu à 50% de la vente à emporter, ils affirment que le succès est déjà au rendez-vous.

Prochaine étape, l’ouverture espérée en 2014 d’un deuxième point de vente dans la ville des petits bouchons : « Lyon est une ville assez grande pour qu’on ait la place d’ouvrir trois à quatre restaurants sans se marcher dessus, estime Samuel Moos. On veut d’abord acquérir une petite légitimité dans la région pour développer ensuite un réseau en France et à l’étranger. »

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